Séparation des Églises d'Orient et d'Occident

Éloignement progressif puis rupture entre les quatre Églises d’Orient et celle d’Occident

Nº Q51648 ★★★★

Super rare · Histoire

Séparation des Églises d'Orient et d'Occident

Éloignement progressif puis rupture entre les quatre Églises d’Orient et celle d’Occident

La séparation des Églises d'Orient et d'Occident, également appelée schisme d'Orient ou grand schisme d'Orient pour les uns, schisme d'Occident pour les autres, est l’éloignement progressif puis la rupture entre les quatre Églises chrétiennes d’Orient et celle d’Occident qui s’étaient, sous l’impulsion de l’empereur Justinien (527-565), constituées en « Pentarchie » dans l’Empire romain d'Orient et ses États successeurs. Les grandes querelles christologiques avaient déjà commencé à éloigner l'Église de Rome et les Églises d’Orient bien avant la...

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La séparation des Églises d'Orient et d'Occident, également appelée schisme d'Orient ou grand schisme d'Orient pour les uns, schisme d'Occident pour les autres, est l’éloignement progressif puis la rupture entre les quatre Églises chrétiennes d’Orient et celle d’Occident qui s’étaient, sous l’impulsion de l’empereur Justinien (527-565), constituées en « Pentarchie » dans l’Empire romain d'Orient et ses États successeurs. Les grandes querelles christologiques avaient déjà commencé à éloigner l'Église de Rome et les Églises d’Orient bien avant la rupture. Des facteurs politiques, comme l’invasion normande de l’Italie byzantine, ou socioculturels, comme l’aspiration de la papauté à s'affranchir de toute tutelle politique et à dominer la scène ecclésiale, jouèrent au cours des siècles suivants un rôle au moins aussi important que les querelles théologiques, comme celle du Filioque. Une première rupture survient le 16 juillet 1054 entre le patriarcat d'Occident (papauté) et le patriarcat de Constantinople, lorsque le cardinal Humbert de Moyenmoutier déposa sur le maître-autel de Sainte-Sophie une bulle excommuniant le patriarche Michel Ier Cérulaire et ses proches collaborateurs ; cette excommunication fut suivie en retour de celle du cardinal Moyenmoutier et de ses assistants par le patriarche. L’incident de juillet 1054 tombe presque aussitôt dans l’oubli. C’est essentiellement le détournement en 1204 de la quatrième croisade, le sac de Constantinople par les croisés et la constitution de patriarcats latins sur le territoire des patriarcats grecs qui consomment la rupture, forçant bon nombre d’évêques orthodoxes à l’exil et soumettant durablement des populations orthodoxes au pouvoir des seigneurs francs et de l’Église catholique romaine, dite latine. Ces événements déconsidérèrent l’Église catholique romaine aux yeux des populations orthodoxes, mais aussi les Églises orthodoxes aux yeux des populations catholiques, dont les lettrés écrivirent par la suite l’histoire de manière à rejeter sur l’Orient seul la responsabilité du schisme.

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