Super rare · Savoirs
Hanja
Sinogrammes utilisés pour écrire le coréen
Les hanja (hangeul : 한자 ; hanja : 漢字, /ha(ː)n.t͡ɕ͈a/) sont des caractères chinois (en chinois hànzì) utilisés pour écrire le coréen. Ils ont été remplacés par le hangeul – l'alphabet coréen –, mais sont encore parfois utilisés en complément historique et culturel de ce dernier, ou pour éviter une ambigüité entre deux mots homophones et homographes en hangeul.
Sur Wikipédia
Les hanja (hangeul : 한자 ; hanja : 漢字, /ha(ː)n.t͡ɕ͈a/) sont des caractères chinois (en chinois hànzì) utilisés pour écrire le coréen. Ils ont été remplacés par le hangeul – l'alphabet coréen –, mais sont encore parfois utilisés en complément historique et culturel de ce dernier, ou pour éviter une ambigüité entre deux mots homophones et homographes en hangeul. On appelle hanmun (hangeul : 한문 ; hanja : 漢文) les textes composés en hanja qui suivent la grammaire chinoise classique. Leur prononciation, et interprétation, est différente en coréen et en chinois, mais leur forme est quasiment identique à celle des caractères chinois traditionnels, à l'instar des kanjis japonais, et non à ceux des sinogrammes simplifiés. Seuls quelques rares hanja sont spécifiques au coréen. L'une des principales causes de l'introduction des hanja en Corée est la diffusion du bouddhisme. L'utilisation des caractères chinois est adaptée au coréen. Le principal texte qui introduit les hanja en coréen n'est cependant pas un texte religieux mais le Chonjamun. Les hanja étaient pratiquement le seul moyen d'écrire (en chinois, le coréen restant essentiellement oral) jusqu'à ce que le roi Sejong le Grand, quatrième monarque de la dynastie des Yi, promulgue l'alphabet hangeul en 1446 comme système officiel de transcription de la langue vernaculaire. Mais même après cela la plupart des lettrés coréens continuent à écrire en chinois classique, durant plusieurs siècles.
Texte : Wikipédia, CC BY-SA 4.0. · Image : Psiĥedelisto (Public domain) ·